ORPHÉE APHONE

Précédé d’une Invocation à la Muse

 

Dramaturgie, texte et interprétation Vanasay Khamphommala

Avec la participation de Caritia Abell et Théophile Dubus

 

Conception de l’apparition de la Muse Caritia Abell et Vanasay Khamphommala

Collaboration artistique et performance Théophile Dubus

 

Scénographie et costumes Juliette Seigneur

Lumières Pauline Guyonnet

Collaboration à l’écriture Aurélie Ledoux

Son NN

 

Production Compagnie Lapsus chevelü

Production déléguée Théâtre Olympia — Centre dramatique national de Tours

 

Création prévue pour janvier 2019

Texte à paraître aux éditions Théâtrales en 2018

 

Résumé

Orphée, poète à la voix miraculeuse, arrive en enfer pour réclamer son amour, Eurydice.

Celle-ci lui a été arrachée le jour même de leurs noces.

Pour qu’elle lui soit rendue, il doit chanter et émouvoir les divinités infernales.

Mais brisé de douleur, Orphée a perdu sa voix.

Il lui faut trouver un autre moyen d’attendrir les dieux — mais ceux-ci font les difficiles…

 

Note d'intention

En 2007, j’ai perdu quelqu’un dont j’étais très proche.

En 2010, j’ai perdu ma voix.

En 2012, j’ai écrit Orphée aphone.

Il y a entre ces trois événements des échos, des distorsions, des passages secrets.

Orphée aphone est né dans le double creux de l’absence d’une personne chère et du silence d’une voix dont, comme chanteur, j’étais familier depuis l’enfance.

Orphée aphone est une tentative de répondre au silence qui s’est imposé à ma voix, à l’absence qui s’est imposée dans ma vie. Une manière de retrouver une voix silencieuse dans l’écriture, de ressusciter un fantôme dans la fiction.

Autant le dire tout de suite, ces tentatives n’ont jusqu’ici pas été totalement concluantes : les morts se font encore attendre.

Convoquer les mythes, c’est toujours dire l’insuffisance de la seule raison. Et c’est inversement revendiquer la puissance de l’imaginaire, ouvrir un espace de possibilités où l’échec devient une joyeuse invitation à réessayer.

Inventer des rituels qui, le temps de la performance, nous redonnent le goût temporaire de l’espoir.

 

Presse

" Vanasay Khamphommala joue sur les genres pour incarner d'abord Orphée puis Euridice, avec sa troublante silhouette androgyne.

Et le mélange des genres est partout : il y a la boule à facettes et les alexandrins, il y a les paillettes et le chant baroque, de l'humour et du questionnement : jusqu'où doit-on aller pour satisfaire les Dieux ? Après un deuil, faut-il se retourner sur le passé ou chercher une nouvelle voie ?

C'est le moment des métamorphoses, le poète doit se mettre à nu pour devenir un(e) autre. 

Cela forme un spectacle parfois déroutant, assez étrange, qui laisse perplexe par moments.

Une chose est sûre, les mythes antiques n'en ont pas fini d'inspirer les créateurs d'aujourd'hui, et c'est tant mieux !

Il y a un très beau travail de lumière, avec des images fortes, des passages musicaux touchants ... qui donnent envie de prolonger cette soirée en écoutant Marc-Antoine Charpentier, Louis-Nicolas Clérambault ou encore Henry Purcell ! "

Les Carnets d'Eimelle

 

Dates de représentations

 

Création 

Théâtre Olympia - CDN de Tours Du 9 au 15 janvier 2019

9, 11 et 15 janvier à 20h / 10 et 14 janvier à 19h / 12 janvier à 17h

 

Les Plateaux Sauvages 11 au 15 mars 2019

 

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