ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ

 

D'après la bande dessinée de Fabcaro

Mise en scène, scénographie et costumes Paul Moulin

Adaptation et collaboration artistique Maïa Sandoz

 

Distribution à géométrie variable, avec en alternance, Ariane Begoin, Élisa Bourreau, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Blanche Gardin, Adèle Haenel, Cyrille Labbé, Paul Moulin, Emmanuel Noblet, Maïa Sandoz et Aurélie Verillon

 

Création sonore Christophe Danvin

Création lumières Emmanuel Noblet

Prise de son, montage, mixage Jean-François Domingues

 

Production Théâtre de l'Argument

Coproduction Théâtre de Rungis, Fontenay en Scènes - Fontenay-sous-bois

Avec le soutien de la SPEDIDAM et Arcadi

 

Zaï Zaï Zaï Zaï est édité aux Éditions 6 pieds sous terre

 

Résumé

Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, il a beau fouiller ses poches, il ne la trouve pas.

Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa carte se trouve dans son autre pantalon.

La caissière appelle la sécurité. Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la société.

Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, si il dit vrai, a en effet laissé sa carte dans son autre pantalon ?

 

Note d'intention

Comment ne pas succomber au charme de Zaï Zaï Zaï Zaï  ?

À la première lecture de cette bande dessinée de Fabrice Caro, dit « Fabcaro », on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelques 66 planches. Cette farce en forme de road-trip est l’occasion pour l’auteur de tacler tout le monde : les policiers, les ados, les artistes bien pensants, les théoriciens du complot et, en très bonne place : les médias.

En plein état d’urgence et paranoïa ambiante c’est tout à fait salutaire.

 

L’histoire est burlesque, avec une seconde lecture politique et sociale très puissante. Nous avons lu cette bande dessinée alors que nous étions en création, on se l’est fait tourner comme une bonne drogue, elle nous a fait hurler de rire. Cette oeuvre à part

donne la sensation de regarder le monde frontalement, en esquissant un pas de côté pour ne pas se le prendre en pleine gueule.

C’est donc totalement réjouissant.

 

Fabcaro y parle indirectement de tolérance et d’acceptation de l’autre.

Il y dénonce les dysfonctionnements sécuritaires et cruels de notre société ou si on préfère « la connerie ambiante ».

Zaï Zaï Zaï Zaï est, de loin, la dramaturgie la plus moderne et originale qu’on aie lu ces deux dernières années.

 

Un grand désir s’impose aujourd’hui, balayant tout sur son passage : s’emparer de cette oeuvre singulière, la décliner, la porter à la scène et la faire entendre.

 

Presse

" Quiconque a déjà vu des acteurs en plein exercice de doublage ou de création vocale s’est sûrement fait la remarque : c’est théâtralement magnifique de voir des comédiens quasi statiques devant leurs micros inventer les timbres les plus impromptus, de les voir se tordre le visage pour condenser l’énergie d’un personnage dans sa seule voix. De les voir glisser entre incarnation et désincarnation, entrer et sortir du jeu sans que l’on ait seulement repéré où était la porte. On en a fait des reportages et des documentaires, plus rarement des spectacles. Et c’est bien ce genre de plaisir que nous procure ce Zaï zaï… théâtral, « celui de voir la technique à l’œuvre », précise Maïa Sandoz, celui de « toucher en quelque sorte à ce que dit Diderot dans le Paradoxe du comédien », souligne Blanche Gardin, celle qui présente sûrement ici la palette de jeu la plus extensible, partant de la caissière de supermarché pour finir sur le flic négociateur en passant par l’enfant ou le vieux routier. «Pouvoir jouer 10 000 personnages en quelques minutes, et tout ça sans bouger ou presque, t’as vraiment l’impression d’être à l’HP. Et ce que ça procure chez le spectateur, c’est sûrement la sensation de voir des pantins. » Celle aussi de ressentir une émotion rare et primaire, celle du pur plaisir à jouer ensemble - sans doute la rançon de ce qui lie tous ces acteurs depuis des années et qu’ils brandissent comme une « politique de l’amitié ». " Eve Beauvallet - Libération

 

"On rit beaucoup de ces journalistes qui prennent l’antenne pour ne rien dire, mais sur le ton de l’urgence, des gendarmes qui digressent et en font des tonnes comme s’ils tenaient un dangereux terroriste, de la panique de Fabrice, de la chanson façon « band aid » des auteurs de BD en soutien à leurs collègues… Et de l’absurde de la situation." France Inter

 

Dates des représentations

Théâtre Le Monfort 23 janvier au 9 février 2019

mardi au samedi à 19h30 / samedi 2 février à 16h et 19h30

 

L'Equinoxe - Scène nationale de Châteauroux 18 septembre 2018

Théâtre André Malraux (Chevilly Larue) 29 septembre 2018

Théâtre National de Bretagne 26 février au 2 mars 2019

Tournée en décentralisation avec le TNB - Mars 2019 (planning en cours)

Bédarieux - 29 mars

Théâtre Madeleine Renaud (Taverny) 6 avril 2019

Espace culturel André Malraux (Kremlin Bicêtre) 18 avril 2019

Théâtre des Quatre saisons (Gradignan) 7 mai 2019

Le Champ de Foire (Saint André de Cubzac) 9 mai 2019

Espace d'Albret (Nérac) 10 mai 2019

L'Atrium (Dax) 11 mai 2019

Le Lieu Unique (Nantes) 14 et 15 mai 2019

 

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