UNE LÉGÈRE BLESSURE

 

Texte Laurent Mauvignier

Mise en scène Othello Vilgard
Avec Johanna Nizard
Collaboration artistique et dramaturgique Laurent Mauvignier
Lumières Franck Thévenon
Production Compagnie Solaris
Coproduction Théâtre du Rond-Point
Avec le soutien du Théâtre de Lorient, centre dramatique national
et du théâtre Garonne, scène européenne – Toulouse

Résumé


Une légère blessure est une suite de réponses faites par une femme à un tiers qui restera silencieux pour nous - un confident ? un ami ? un homme ? 

Mais, une suite de réponses, ce n'est pas un déroulé qui pourrait circonscrire des interrogations précises et nous éclairer. 

C’est plutôt, au contraire, le règne du lacunaire, de la brisure – des instantanés, des extraits, des flashs arrachés au précipité d’un flux.

Ce qu’on appelle réponses est ici une suite d’interrogations, d’affirmations, de négations, de relances.

Une histoire où se croisent beaucoup d’hommes et plus encore de solitudes, quelques amies. Une histoire morcelée, un puzzle à reconstituer, quelques souvenirs agitant des blessures insignifiantes et terribles, un monde que chaque mot essaie de déchiffrer comme  pour en reconstituer une généalogie, un sens, une ligne claire et intelligible dans un monde fait de fractures, de réponses impossibles et de questions plus informulables encore.

 

Presse


" Laurent Mauvignier prête ici sa plume à une jeune célibattante dont la logorrhée est un leurre. Sémillante, pétulante, sportive, extravertie et bourgeoise, elle parle beaucoup afin de mieux cacher un traumatisme qui remonte à l'enfance, dont elle ne s'est jamais remise. Son dialogue est, en fait, un long monologue. Car elle ne cesse de s'adresser, depuis la salle à manger, à celle qui s'active à préparer le dîner et ne comprend pas le français, "cette langue morte répétée par des revenants", Dieu merci. Car tandis qu'elle dresse la table pour ses parents, son frère, sa belle-sœur et leurs enfants, la femme raconte à cette cuisinière invisible, muette et d'origine musulmane, sa sexualité débridée, mais aussi sa détestation des mecs "dépendants", son obstiné refus de "se laisser enfermer dans le désir des hommes". Elle dégorge sa vie pendant que la domestique touille sa sauce. Et elle finit, en la tutoyant, par lui confier son secret, par désigner d'où vient sa "légère blessure" et qui l'a autrefois causée, un jour insoucieux de printemps, alors que le soleil était haut et le bonheur, tranquille.

Cette pièce est aussi explosive qu'une bombe à retardement glissée sous un napperon. On peut donc la lire. Mais la voir, mise en scène par Othello Vilgard, c'est encore autre chose. 

La comédienne au physique de renarde et à la voix cuivrée qui l'interprète est bluffante. Elle s'appelle Johanna Nizard et, malgré d'éloquents états de service - elle a joué Shakespeare, Goldoni, Brecht, Sarraute, été dirigé par Jacques Lassalle et Éric Vigner - , on ne la connaît pas assez. C'est une tornade. Elle ose tout. Raffinée et bravache, élégante et nue, Louboutin et Converse, elle est à la fois légère et blessée. 

Le titre de la pièce, elle fait mieux que l'incarner, elle le corrobore. Croyez-moi, on n'a pas fini d'entendre parler de Johanna Nizard."

Jérôme Garcin - L'Obs

 

Dates de repésentations


 

 THÉÂTRE DES HALLES - Avignon OFF

6 au 29 juillet 2018 à 19h30

 Relâche les lundis

 

 

Théâtre du Rond-Point 3 au 27 novembre 2016

 Théâtre Garonne - Scène européenne 12 au 14 et 25 au 27 janvier 2017

Théâtre de Lorient - Centre dramatique national 3 au 5 avril 2017

 Le Quartz (Brest) - 13 au 16 février 2018  


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Dossier Une Légère blessure
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