Théâtre Irruptionnel

 

Lisa Pajon et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre – Un dialogue

 

Notre dialogue débute au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de la Ville de Paris en 2000 et se poursuit à Théâtre Ouvert-Centre dramatique national des dramaturgies contemporaines. Parallèlement à notre parcours d'actrice et d'acteur (sous la direction de Lukas Hemleb, Joël Jouanneau, Jorge Lavelli, Alain Françon, Julia Vidit, Sarah Oppenheim...etc.), nous créons le Théâtre Irruptionnel en 2003.

 

Dès 2003, Nicole Gautier nous accueille au Théâtre de la Cité internationale. Puis c'est un compagnonnage de dix ans avec Gilbert Fillinger qui nous mènera de la Maison de la culture de Bourges à la Maison de la culture d'Amiens. De 2010 à 2014, à l'invitation de Xavier Croci, le Théâtre Irruptionnel est en résidence au Forum, scène conventionnée de Blanc-Mesnil. S'affirme pour nous le désir d'ancrer notre travail sur un territoire. En 2013, le Théâtre Irruptionnel s'installe dans la Vienne. La compagnie est alors associée au projet de Paul-Jacques Hulot nommé au Moulin du Roc, Scène nationale de Niort et est conventionnée par la région Nouvelle-Aquitaine.

 

Le Théâtre Irruptionnel réunit des acteur.trice.s, des scénographes, des créateur.trice.s son, lumière, vidéo, autour de l'écriture d'Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre. A travers une quinzaine de spectacles, dont certains textes sont publiés aux Solitaires Intempestifs et à L'avant-scène théâtre, nous avons eu la volonté de raconter des histoires au plus grand nombre sans jamais simplifier ou affadir les œuvres et les sujets parfois complexes dont nous nous emparons : le capitalisme (Les deux frères et les lions), le matriarcat dans le monde arabe (Um Kulthum, Tu es ma vie ! Imaginé lors d'une Villa Médicis Hors-les-Murs au Caire) ou la question du sacrifice des fils par leurs pères (A table, chez nous, on ne parlait pas).

 

 

Nous imaginons nos spectacles au plus proche de ce que nous sommes et de ce qui nous a constitués.  

 

Nous imaginons nos spectacles pour qu'ils s'adressent à des publics différents dans des cadres variés.

 

Nous imaginons nos spectacles comme des lieux d’invention et de créativité permanents avec un souci aigu de l’accueil et de l’hospitalité. 

 

Nous imaginons nos spectacles comme des ateliers de la pensée, où l’on peut encore aujourd’hui, les uns à côté des autres, regarder ensemble dans une même direction une écriture qui nous questionne.  

 

 Nous imaginons nos spectacles en mettant à l’honneur la force du deux, sa capacité au dialogue et à l’échange, son énergie devant la tâche à accomplir.