©Rebecka Oftedal
Texte et mise en scène Igor Mendjisky
Avec en alternance Sylvain Debry, Igor Mendjisky, Quentin Raymond, Gauthier Wahl, Thomas Roy, Adèle Royné, Angélique Flaugère et Ophélia Kolb
Masques Etienne Champion
Lumière Mitzi Lowy
Conception du décor Jean-Luc Malavasi
Production Moya Krysa compagnie conventionnée DRAC Île-de-France.
Soutien L’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, dispositif d’insertion professionnelle de l’ENSATT
Théâtre
Durée estimée 1h10
À partir de 14 ans
Il y a maintenant plus de quinze ans, j’ai monté un spectacle intitulé « Masques et nez » dans lequel je tentais de raconter à quel point la passion du théâtre pouvait habiter chacun d’entre nous. Je donnais, depuis la salle, un cours de théâtre amateur à des personnages masqués tout en les interrogeant sur les raisons de leur présence dans ce cours. Il y avait, je crois, dans ce spectacle, dans cette forme, quelque chose de radicalement populaire. La place que je donnais à ces personnages, qui venaient tous d’univers complètement différents, se révélait être un miroir incroyable des spectateurs qui assistaient à la représentation.
D’une part, je crois que cela tenait au fait que ces personnages avaient le droit à l’erreur, qu’ils étaient là pour s’exercer, s’amuser avec passion ; d’autre part, parce que j’ai la certitude que cette matière étrange qu’est le masque donne à voir, de manière enfantine, exacerbée, parfois grotesque, l’âme et l’intimité des acteurs qui se cachent derrière. Fort de cette expérience et passionné par cette matière fabuleuse qu’est le masque, c’est de cette manière-là que j’aimerais explorer le vaste sujet de la critique.
Imaginer une émission de critiques au sein d’une radio libre, animée par des critiques amateurs. Dessiner des personnages masqués de tous horizons : un facteur, un professeur de lettres ou de sport, un restaurateur, une fleuriste… et les inscrire dans une passion commune : la critique d’art. Peut-être qu’un seul d’entre eux est universitaire, mais le reste du groupe ne possède pas les codes. Ils sont autour d’une table pendant une petite heure et échangent sur ce qu’ils ont vu, apprécié ou détesté. Peut-être que leur objectif n’est pas forcément de commenter l’actualité culturelle, mais plutôt d’échanger autour des chefs-d’œuvre de la littérature, du théâtre, de la musique, du cinéma, de la peinture, qui ont fortement
Résumé
Une émission de radio pas tout à fait en direct, où des amateurs débattent d’art autour d’une table. Galeriste, prof, restaurateur ou réparateur de vélo échangent sur des œuvres qui les ont marqués, parfois divisés, parfois réunis. Ils parlent avec leurs mots, leurs hésitations, leurs élans. Entre petites rivalités et moments de partage, la discussion dérive vers leurs propres histoires. Un instant simple et vivant, qui observe peut-être comment l’art traverse et parfois bouleverse les vies ordinaires.
"A sa manière, le metteur en scène et auteur Igor Mendjisky se venge (avec humour) des critiques acerbes qui ont pu malmener les spectacles qu’il a signé, ça et là, ces dernières années. Il tient sa revanche avec une certaine élégance, en signant un spectacle dont les critiques pourront critiquer certains aspects mais ne pourront pas ne pas vanter l’excellence du travail d’ensemble mené par les actrices et les acteurs interprétant chacun et de façon joliment et littéralement masquée (un travail signé Etienne Champion) un rôle de critique [...]. Comme disent les critiques : « à voir absolument ». Mediapart
« Une certitude, Igor Mendjisky a choisi l’humour comme fil conducteur, et le public ne se prive pas de rire. C’est d’ailleurs sur l’échange entre les auditeurs (habituellement l’enregistrement est censé se dérouler en studio) et les critiques que repose tout l’enjeu. » L'Humanité
« Imaginée et mise en scène par Igor Mendjisky, cette courte pièce est un éloge tendre, et franchement drôle, de l’exercice le plus injuste et le plus intime qui soit : la critique. Notre humble avis ? Formidable ! » Le Point
"Igor Mendjisky s’attache avant tout, et avec un humour qui lui sert aussi de levier, à pointer les gimmicks et habitudes des uns – l’utilisation du « nous » ou du « on », la tentation de la petite phrase, l’oubli du travail de l’artiste derrière l’oeuvre… – et les peurs et conditionnements socioculturels des autres – la crainte de l’incompréhension d’une oeuvre, réception incluse, la propension à surintellectualiser, la légitimité à s’exprimer… –, qui, chacun à leur endroit, agissent comme des carcans qui sclérosent la pensée. À nous tous, désormais, de les faire exploser pour que la parole s’en trouve enfin libérée, et élevée." Sceneweb
"Ce faisant, c’est plus qu’une pièce qui est montrée. C’est une définition du théâtre et de sa critique qui est proposée." Coups d'oeil
"Igor Menjisky n’épingle pas les critiques, il met en avant le rapport au public, les angoisses du spectateur, les moments où ce dernier se demande ce qu’il fait là, le sentiment d’être tout petit face à un roman, un film, la solitude quand on retrouve son quotidien ; il réhabilite la curiosité, l’envie de s’ouvrir à l’art, aux autres et son spectacle ressemble aux auto-tamponneuses qui s’entrechoquent pour finalement se rassembler, chacun livrera in fine sa vérité, sa définition de l’art et après tout en quoi ces impressions auraient moins de valeur que les exégèses des professionnels ? Si les critiques avancent parfois masqués, les masques, eux, se dévoilent… écoutez-les, regardez-les !" Un Fauteuil pour l'orchestre
Au Théâtre du Train bleu du 4 au 23 juillet 2026 (relâche les vendredis) à 22h25
Le 05 mai 2026 à 20h30 à l'Azimut | Théâtre Firmin Gémier
Du 19 mai au 06 juin 2026 à 20h30 à l'Athénée | Théâtre Louis-Jouvet
